Prédire l’évolution de la sclérose en plaques (SEP) est impossible. Par contre, il est fréquent d’en repérer la forme dès l’annonce du diagnostic.

Cela permet une prise en charge thérapeutique plus rapide et efficace.

Il existe 4 formes de SEP :

– SEP rémittente-récurrente : Cette forme est caractérisée par des rechutes imprévisibles (poussées, crises) dont la fréquence et la durée sont variables. Pendant ces poussées, de nouveaux symptômes apparaissent ou des symptômes existants deviennent plus aigus. Elles sont généralement traitées via une cure de corticoïdes (cortisone) et peuvent être suivi d’une rémission partielle ou totale.

Il est important de préciser que sous cette forme, la maladie peut rester inactive pendant des mois ou des années.

– SEP dite « bénigne » : Elle est consécutive à une ou deux attaques avec rémission totale et ne s’aggrave pas avec le temps.

Cette forme n’est reconnaissable que lorsqu’il n’existe que peu (voire pas du tout) de symptômes (souvent sensitifs) quelque 10 à 15 ans après le diagnostic.

– SEP primaire progressive : Cette forme se caractérise par une absence de poussées distinctes.

La maladie s’installe progressivement avec de nouveaux symptômes qui peuvent se stabiliser selon les personnes.

– SEP secondaire progressive : Pour certaines personnes atteintes de SEP rémittente, cette dernière peut s’orienter vers une forme secondaire progressive. Cela signifie que la maladie peut évoluer davantage, rapidement ou lentement et indépendamment de poussées.

Source : Ligue Nationale Belge de la Sclérose en Plaques asbl